dimanche 19 mars 2017

La figure de la Vierge Marie dans la liturgie populaire tunisienne






         Les propos rassemblés dans ce texte représentent un clin d’œil dédié à l’auteur d’un chant tunisien célèbre qui constitue une liturgie soufie évoquant la naissance miraculeuse de Jésus fils de Marie. Ce chant fut écrit et chanté par Abdelmajid Ben Saad (1924 - 1972) chanteur soufi et fin connaisseur du chant soulami amputé à la confrérie soulamiya fondée par Abd Asalem Lasmar (m1573).
Disposant d’une voix exceptionnellement belle Ben Saad originaire du kairouanais, nous a légué une interprétation fort en couleur des représentations musulmanes de la conception immaculée du christ, en la rattachant à la naissance et aux péripéties de sa trajectoire de vie, tirées tout à la fois de la littérature savantes (exégèse coranique et tradition prophétique) et de la vulgate populaire racontée à l’image d’une parabole dont certains propos se trouvent en partie aussi bien dans la Bible que dans le Coran.
La Vierge Marie occupe une place centrale dans l’imaginaire musulman tout d’abord en tant que mère de Jésus, prophète reconnu par l’islam, par le miracle de sa maternité et du fait de sa foi inébranlable en Dieu. Elle fait partie des quatre femmes considérées comme "parfaites" par la tradition islamique, aux côtés de Fatima, fille du prophète, Khadija, sa première femme et Âsiya, mère adoptive de Moïse.
Dans la tradition, elle est destinée à être la première à entrer au paradis. Elle est la seule femme à être mentionnée par son nom dans le Coran et saluée par les anges en tant qu’"élue par la volonté divine". Elle est aussi mentionnée dans de nombreux récits de la tradition musulmane, qui insistent sur sa nature pure et exempte de tout péché. 
Elle est évoquée près de 34 fois dans le Coran, principalement dans la sourate 3 "La famille de ’Imrân" (Al-’Imrân) et la sourate 19 "Maryam", ainsi que dans les sourates "Les Croyants" (Al-Mu’minun), "L’interdiction" (Al-Tahrim), ou "Le Fer" (Al-Hadid).
Marie est considérée, avec Jésus, comme un seul et même "signe" âya envoyé par Dieu à l’ensemble de l’humanité. Le mot "âya" revêt plusieurs significations dont « miracle » ou « merveille créée par Dieu », devant inviter tout croyant à réfléchir sur le sens ultime de la création. Marie constitue le "signe" et l’exemple par excellence, pour avoir à la fois avoir été exempte de tout pêché - sa virginité corporelle n’étant que le reflet de celle de son âme-, et de s’être soumise au décret divin, et avoir fait confiance à Dieu en toutes circonstances. Elle symbolise le dévouement absolu. Le sens même du récit de la vie de Marie dans le Coran pourrait d’ailleurs être résumé par le mot "âya" : elle n’est pas évoquée dans un but narratif ou biographique mais en tant que "signe" de la volonté de Dieu faisant partie intégrante de l’histoire des manifestations divines qui fournissent autant de prétextes à la réflexion et à l’affermissement de la foi.
Le Coran invite à plusieurs reprises à se "souvenir" d’elle et la lie indéfectiblement à son fils, "Jésus, fils de Marie ’Issâ ibnu Maryam, soulignant par là même le seul lien de parenté terrestre du Christ et sa conception miraculeuse. Marie incarne donc dans l’islam la croyante monothéiste parfaite, indéfectiblement liée à son fils, qui n’est jamais évoqué sans référence à sa mère. De par son humilité, sa piété et sa confiance absolue, elle y incarne un modèle de foi pour tous les croyants.
Le chant soufi que nous allons solliciter est intitulé : « Paie de Dieu sur le fils de Marie سلام الله على بني مريم». Chargé d’une grande émotion, il renferme des idées non dénuées de théosophie, Il raconte en quatre temps distincts la venue au monde de Jésus Christ. 
Le premier temps expose l’idée de l’immaculé conception. Jésus fils de Marie n’avait nullement besoin de géniteur mâle terrestre. Dieu l’a conçu à son image et l’a mis dans le ventre de Marie, témoignant de la sorte de sa grande puissance. 
Le deuxième moment décrit avec force détails les douleurs de l’enfantement et de la délivrance. Marie est ainsi obligée de s’éloigner des siens pour donner, dans une grande souffrance, naissance au Christ, qui aussitôt venue au monde rassure sa génitrice sur l’issue de sa mésaventure décrite comme un miracle transcendant la vraisemblance.
Vient ensuite un troisième moment traduisant le déchirement familial causé par cet enfantement peu commun et suscitant à la fois l’étonnement, la honte et le courroux du clan familial à l’encontre de Marie et de son nouveau-né. C’est au fait, l’épisode le plus important comportant un long échange haut en couleur entre le nouveau-né et son auditoire. La posture de Jésus défendant sa mère et s’adressant directement à ceux qui l’écoutent, explique que Marie n’a point dérogé à la norme sociale et que son abstention de parler, ouvre la voie au Verbe devin articulé à travers la plaidoirie du nouveau-né encore incapable de part son âge de prononcer mot. Dans sa plaidoirie, Jésus parait persuader que le salut des âmes réside dans la croyance et non dans la conscience. Tout prophète qu’il est, il se devait de suivre son unique génitrice terrestre dans ses pérégrinations prouvant par l’exemple non la confrontation violente, son essence pure et ouverte à la volonté divine.
Dans le dernier volet, ce chant soufi, composé en l'honneur de de Marie et de son fils, nous apprenons que la vierge ayant peur pour la vie de son fils va décider de partir vivre sous d’autres cieux. Confiant son fils à un grand savant pour l’instruire, l’enfant finit par prendre la place de son maître pour lui apprendre les règles de bienséance. Épaté le maître s’adresse à Marie pour trouver réponse. Et lui apprend que « Dieu le protège des agissements des méchants, et lui fait apprendre les règles de la politesse ». Jésus sera placé en suite chez un artisan teinturier pour apprendre le mélange des couleurs, il en vient à expérimenter des couleurs qui ne peuvent d’ordinaire se mélanger ensemble. Fâcher le teinturier met fin à son apprentissage en le qualifiant de maléfique magicien. Se défendant d’un tel affront Jésus lui répond que c'est lui qui est dénué de toute sensibilité, ne maîtrisant pas les rudiments du goût et de la bienséance. Il lui indique en outre que : « le teinturier de naguère est mieux outillé que celui d’antan et qu’il va assurément regretter de l’avoir congédier injustement de la sorte ».  
Vient enfin un dernier épisode qui nous apprend que Marie et son rejeton sont allés vivre dans un autre village et que Jésus va faire fortuitement la rencontre d’un veille homme éprouvé par la misère et la maladie de son enfant. Il essaye de le calmer et lui promis d’intercéder auprès de Dieu pour sa guérison. Passant sa main sur le souffrant, celui-ci guérit aussitôt de tous ses maux. Un tel miracle prouve que Dieu dans sa grande sagesse accorde sa puissance au plus humble de ses créatures.             
Compte tenu de la façon dont sont agencés les quatre moments racontés par ce chant soufi, nous constatons que la figure de la vierge requière une importance capitale. Elle fait allusion, au-delà de sa dimension physique, à la purification de l’âme prélude à tout cheminement spirituel. Elle symbolise aussi l’âme silencieuse, s’abstenant de toute parole, même pour prendre sa propre défense. Le détachement par rapport au monde et la "mort à soi-même" constitue un préalable nécessaire à tout engagement dans une voie spirituelle. 
Marie incarne également la maternité, la "naissance" qui doit, au terme de ce détachement, s’effectuer dans l’âme, et qui est celle de la dimension spirituelle de l’être et du Verbe divin ne pouvant s’accomplir que dans une âme pure et transparente.
L’Orient" que l’ange Gabriel choisit pour lui révéler sa destinée a également constitué le sujet de nombreux traités mystiques. Cette direction symbolise, en effet, pour certains théosophes, dont Shahâb al-Dîn Sohrawardi, le lieu du lever du soleil, berceau de la lumière et aube d’une nouvelle naissance.
La symbolique du palmier, saisit par les mains de la Vierge, souffrante et endurant les douleurs de l’enfantement, se couvrant subitement de dattes fraîches, fait également partie des thèmes évoqués. Il rappelle le motif de la douleur comme prélude à toute nouvelle naissance.  Évoquée par Jalal Eddine ar-Rûmi dans Fihi ma fih  traduit en français sous le titre « le livre du dedans », la douleur guide l’homme dans toutes choses. Tant que la douleur et la passion ne surgissent pas dans le cœur du soufi, jamais il ne tendra vers elle, et ne lui sera jamais possible de réaliser ses désirs. Tant que Marie n’a pas ressenti les douleurs de l’enfantement, elle n’aurait jamais pu se diriger vers l’arbre du bonheur. Si nous éprouvons en nous cette douleur, notre Jésus à nous naîtra aussi.
Ainsi Marie est le "signe" du rappel des origines de l’homme et par là même, de son destin spirituel. Le désert est le lieu de l’épreuve et de l’errance, théâtre par excellence du désespoir et de la solitude, où est éprouvée la foi des prophètes. La source jaillissant aux pieds de Marie souligne que toute connaissance réelle implique une humilité et un dépouillement de l’égo. Le jeûne de la parole qui lui est ordonné après la naissance de Jésus va dans le même sens, et permet au Verbe de témoigner lui-même du miracle de sa naissance. La voie de la vierge symbolise sommes toutes, pour le soufisme musulman la direction de la sagesse par excellence, ainsi qu’une invitation à réaliser la naissance du Verbe divin à l’intérieur de l’âme,  naissance qui ne pourra avoir lieu que dans un cœur pur et humble.
Dans de nombreux traités mystiques, le cœur du contemplatif et du soufi est souvent comparé à Marie : "Lorsque la parole de Dieu pénètre dans le cœur d'une personne et que l’inspiration divine emplit son cœur et son âme, sa nature est telle qu’alors est produit en lui un enfant spirituel ayant le souffle de Jésus qui ressuscite les morts. 
Dans son ouvrage consacré aux évangiles racontés par les musulmans « The muslim Jesus : Sayings and Stories in Islamic Literature », livre traduit dans la langue arabe et publié en 2015 sous le même titre, l’angliciste d’origine palestinienne Tarif Khalidi compare le Christ à un guide des ascètes et à un prophète du cœur. Nous pouvons ainsi dire que la Vierge et son fils Jésus "personnifient l’essence informelle de tous les messages, et incarnent la sagesse originelle et universelle.   

النص العربي الكامل للمديح السلامي الصوفي "سلام الله على بني مريم" الذي وضعه المنشد عبد المجيد بن سعد

سلام الله على بني مريم
عيسى روح الله به اعلم
سبحان الي صوّره وانشاه
في بَطن امّه بنت بكر فتاه
لا يعلم حدّ اين هو بَباه
كان الله الواحدِ الدايم
***********
يا لخوان حين إظهر وإشتد
وتحرّك في بطنها و إرشد
قالت يا مولاي منك الجُهد
يا خالقي فوّضت ليك الحكم
حين برز السيد المولود
و إنزاد بإذن الدايم المعبود
سبحان العاطي محل الجود
نطق لامّه بالحقّ وإتكلّم
قال لها لا تحزني باحزان
يحق الحق ويبطل البهتان
هزّي النخلة واطلبي الرحمان
يسقطلِك منها رُطْب نعَم
هزّت ذاك الجذع هزات
بحول الله سقطولها رطبات
كلاتهم وتحمّدت ومشـــــات
وهي بالمولــود تـــتـــــنـعّم
*******************
نطقت عمّتها مع النسوان
حلّفتها بجملة الايمــــــــــان
يا مريم مــا أنت من عمران
ولا انت يا مريـــــــــم من آدم
قالت لها يا مريـــــــــم ردّ نباك
عيد لنا القصة على مرضـــــاك
دنسّتي عرضك مع بابـــــــــاك
خوك وجميع قبـــــــيلتك بالــــــــــلّم
قالت لهم يا ناس اســــــــألوه
يقول لكم ها الطفل من هو بوه
قالو صغيركيف نخاطبوه
قال انا صغير و نتكــــلّـــــم
قالوا له يا طفل عيد أخبار
قول لنا بوك في ذا النهار
قال انا من روح الجبّار 
انا عيسى للي بغا يسلم
قالو له يا طفل تسحرنا
و بكلامك هذا تفتننا
ما تمشي حتّى تجادلنا
تشركّنا في ديننا بالوهم
قال لهم ما علي في حدّ
ولا نيشي جباّر ولا محسد
عيسى من روح الي ما نِجحِد
رازقني ربّي الكريم الفدّ
*********************
هربت بيه امه لبلاد اخرى
على عيسى خافت من الكَفرة
حطته عند الفقيه يَقرا
صار يعلِّم في الفقيه العِلم
قال لها من علّمه و قَرّاه
قالت له ربّي الكريم أعطاه
علّمه العلم ونجّاه
فوّض عنه من بحور العلم
عيسى اداته امّه للصبّاغ
يصبغ في النيلة وكل دباغ
أخضر و أحمر و كل ما يصباغ
و إجمعهم في خابية باللّم
قالو له آش الذي تفعل
يا ولدي فسدت لينا الشغل
من سحرك ما عادشي نقبل
روّح لامك ما بقيتش تخدم
قال له يا جاهل بلا حسّ
لا عندك أدب ولا اسس
صباغ اليوم خير من صباغ امس
و اذا نمشي عليك راك تندم
رسله ربّي في ذاك الحال
لمدينة سكانها جهال
يلقى عجوز في نكد واهوال
تبكي تجرع في دموع الدم
قال لها يا عجوز راك
بالله امسح دمعتك وبكاك
قال له ولدي مريض حذاك
إبريه يا عيسى وانا نسلم
تقدّم عيسى مسح على المولود
وبرا بإذن الدائم المعبود
سبحانه العاطي محل الجود
عطاه الله من فضله الدايم


Traduction française de la liturgie populaire soufie écrite et chantée par Abdelmajid Ben Saad
 "Paie de Dieu sur le fils de Marie" 
La Paie de Dieu sur le fils de Marie. Jésus est une âme que seul Dieu peut expliquer la conception.  Dieu l’a crié à son image, dans le ventre de sa mère toute vierge, l’avait-il conçu. Personne ne connait d’où vient son père. C’est un miracle accompli par l’unique et l’éternel créateur.  
**********************
O, mes frères, lorsque approche sa naissance et il commence à bouger dans le ventre de sa mère. Marie demanda alors l’aide au créateur à qui elle n’a cessé d’obéir fermement. Dès sa sortie au monde et obéissant à l’ordre de son créateur, un miracle survient : Il s’adresse ainsi à sa mère:  N’est pas peur mère, la vérité finira toujours par vaincre le mensonge. Secoue le palmier et invoque l’aide de Dieu, des dattes mûres tomberont sous tes pieds. De sitôt, elle secoue le tronc, des dates tombèrent tout près de ses pieds, se rassasiant de sa faim, elle rond hommage à son créateur et part apaisée en tenant gentiment le nouveau-né dans ses bras.
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Dès sa réapparition sa tante et toutes les femmes de son clan lui tenir des propos blessants, condamnant ses agissements inconcevables et lui rappelant ses origines prestigieuses de fille de prophètes bibliques ! Elle l’incitèrent vaillamment à rendre compte de son comportement inqualifiable et de leurs expliquer, comment elle a pu descendre aussi bas, traînant de la sorte, son honneur et celui de son père et de ses frères dans la boue ?   Sereinement, elle leur indique de posez leurs questions au nouveau-né, qui leur dira qui est son géniteur ! Allons-donc Marie ! tu n’es point séreuse, disent ses interlocutrices ! comment est-il concevable qu’un nouveau-né puisse nos édifier sur une telle intrigue !? Et au bébé de rétorquer : Ne me sous estimez pas, je suis en mesure de vous donner les explications que vous voulez savoir ! Elles lui disent, mais par Dieu, fiston dit nous qui est donc ton père ? Il leur répond :  Je ne suis qu’un signe provenant directement de l’âme du tout puissant. Je suis le doux Jésus pour ceux qui veulent suivre le droit chemin, parce que c’est dans l’islam que réside notre salut à tous. Elles lui disent arrête fiston de nous séduire avec tes paroles, et ne t’avise surtout pas de partir avant de nous éclairer sur ta vérité. Tu risques ainsi de nous éloigner de nos croyances, et de nous faire tomber dans tes pièges monstrueux!   Il leur répond, je n’ai point de compte à vous rendre, je ne suis ni un ambitieux ni un envieux, je suis Jésus le bon esprit que la miséricorde devine a toujours protégé.
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Ayant peur pour son fils des mécréants, Marie partit vivre dans un autre pays, elle amène son fils chez un brillant savant pour l’instruire, mais il finit par faire de son maître son propre adepte en lui apprenant les règles de bienséance. Épaté le maître demanda à Marie qui l’a instruit ? Elle l’informa que Dieu dans sa générosité l’a gratifié, en le protégeant des agissements des méchants et en lui faisant apprendre les bonnes règles de la politesse.   
Marie emmena Jésus au teinturier pour apprendre à maîtriser l’art des couleurs, il en vient à rassembler dans un seul récipient le vert, le rouge et toutes les autres couleurs.  Fâcher son maître l’arrête de sitôt, et le qualifie de maléfique magicien et le somme de quitter son atelier. Jésus lui rétorqua qu’il est dénué de toute esthétique, ne maîtrisant ni les rudiments du goût et ni les règles de politesse. Il lui indique en passant que le teinturier d’aujourd’hui et meilleur que celui d’antan et qu’il finira surement par regretter de l’avoir congédier de la sorte.  
Dieu l’a envoyé après vivre dans une ville peuplée de simples d’esprit, il fait fortuitement la rencontre d’un veille homme, vivant dans une insupportable misère et pleurant son fils gravement malade. Jésus dans sa douce bonté essaie de le calmer, en lui assurant de prier pour la guérison son rejeton. En faisant passer sa main sur l’enfant, celui-ci guérit de sitôt de son mal. Dieu soit béni dans sa sagesse qui accorde généreusement sa puissance au plus humble de ses créatures.   






lundi 30 janvier 2017

"السمو فوق الخزي" الضحية والبطل وواجب الذاكرة
















ليس هناك من مهمّة أعقد أمام المؤرخ حاضرا من التدقيق في التحولات التي طالت أشكال تمثل الموقع الذي يصدر عنه الضحايا في المجتمعات الحديثة. ففتح هذا الملف يحيل بالضرورة على الرهانات الرمزية والاجتماعية المتصلة بثقافة الاعتراف أو ما تم وسمه بـ"السمو فوق الخزي"، تحسّسا لما تم إقصاؤه عن دائرة المفكر فيه وفتح باب الشهادة بخصوص ما تم اقترافه مع عدم التهيّب من إدراجه ضمن المروية الجماعية لبني البشر.
فقد شكل الاستماع لشهادات ضحايا القهر والاستبداد منذ ستينات القرن الماضي انقلابا حقيقيا هزّ جميع الأطر الرمزية الناظمة لمدلول البطولة والمعنى العميق للتضحية أيضا. فقد عاينت الإنسانية تحوّلا فارقا في الاشتغال على التاريخ وعلى الذاكرة الجماعية، وتم إبداء نجابة غير مسبوقة في إلحاق ضحايا الماضي بالتاريخ مع حصولهم أخيرا على موقع يضاهي جميع الذوات التي ضربت مواعيد حقيقة مع التاريخ. فقد اندس في ثنايا شهاداتهم عن تجاربهم الفارقة تعقّل جديد للسياقات التي حفّت بها، فأضحت تُطلب لإكساب الصدمات التي أرزت بكرامتهم البشرية وعمّقت من عذاباتهم مدلولا حوّل مسارتهم الشخصيّة إلى رصيد متقاسم يتّضح وجهه المُشرق حال التوقّف عند تفاصيل الوضعيات اللا إنسانية التي قدر لهم أن يعشوها. وهو ما حوّلهم إلى فاعلين اجتماعين من الدرجة الأولى، طفت على سطح خطابتهم شخصياتهم القوية التي قبلت بالمنازلة مع من تورطوا في قهرهم. الشيء الذي وضع تحت أنظارنا وتصرفنا أيضا، تجارب كشفت عن مآسي الحياة البشرية، ورفعت الحُجب عن كمال من عاشوها، وعن سقطاتهم أيضا.
هذا ما تتشوف مبدئيا الهياكل المكلّفة بالكشف عن حقيقة ولوغ دولة الاستبداد تونسيا في تعذيب الممانعين ضد سياساتها ومساعدة الضحايا على استرجاع جانب من كرامتهم المهدورة، إلى إنجازه ضمن سياق ما اصطلح على تسميته بـ"التحول الديمقراطي". غير أن محصلة ما تم الإنصات إليه من شهادات بخصوص الممارسات الوحشية لـ"زبانية التعذيب"، لا تبدو كافية لتحقيق حدّ من التطهير الجماعي والإنصاف، استعدادا لطي صفحة الماضي الأليم وتحقيق المصالحة المنشودة، ما لم يعبّر المنخرطون في العسف والتعدي عن شعور صادق بالندم، ويتم التثبّت من حقيقة عودة وعيهم بفداحة ما تورطوا في اقترافه من تصرفات وحشيّة أمعنت في التعدي على حرمة الذات البشرية. 
على أن ضبابية الإستراتجيات المعلنة من قبل مختلف الأطراف المشكّلة للساحة العامة تونسيا، لا تبدي من ناحيتها حدا كافيا من الانسجام بخصوص الأساليب المعتمدة والأهداف المرجوة من إتمام هذه الخطوة الفارقة في مسار الانتقال السياسي تونسيا. فالواضح أن شروخ الماضي لم تكف عن النزيف، وأن توظيفها سياسيا هو الشاغل المحوري، قياسا لما يفترض انتظاره واقعيا من انجاز هذه المرحلة الصعبة.     
عموما لا ينبئ تمثل الضحية كونيا عن حضور فهم سويّ لموقعها، فغالبا ما تضمنت الصورة المنقولة قدرا غير قليلا من الالتباس جعلها تتأرجح بين الدعوة إلى ضرورة نسيان ما تم اقترافه بوصفه ممارسة غير إنسانية تنحدر بالذات إلى ما دون إنسانيتها، وتعظيم بطولة الضحيّة بعد تحويلها وعلى صعيد الذاكرة الجماعية إلى واحد من أسمى معاني الفضيلة أو الكمال البشري. ويتراءى لنا حال التوقف عند هذين المفهومين الرمزين أن تبادل المواقع بين الضحية والجلاد قد ارتهن بمدى تشريع ممارسة العنف وحدود حرية الحكّام في اللجوء إلى ذلك أيضا. فقبول الضحايا بقسوة التعذيب بمنتهى السلبية يفقدهم جانبا من بشريتهم، في حين لم تخل تصرفات من قدر لهم احتلال موقع الجلادين من شبهة الإفراط في اللجوء إلى العنف، حتى وإن تواروا خلف ستار أخلاقي سميك يسحب على تصرفاتهم مدلولا إيديولوجيا متعاليا.
إن الدفع باتجاه تجاهل الضحيّة عبر التمثّل غير الواعي لانحدار قيمتها البشرية والتعبير عن ذلك بصوّر وتصرفات وأصوات مبهمة وذكريات ملغزة، ينبئ عن حضور حاجز نفسي يقصُر التفكير بخصوصها في مدلول حياتها التي لا تستحق أن تُحي، توافقا مع ما توسّع في تقريبه إلى أذهاننا الفيلسوف الإيطالي "جورجيو أغانبين Giorgio Agamben" حال تشديده على حقيقة الإقصاء المزدوج للضحية (Homo Sacer) عن كلا الخطابين الدنيوي والمقدس. 
لكن ألا يحيل نسيان الضحية على تجاهل بشرية الإنسان المنهزم وشعوره بالمهانة ونقصان ملكة الإباء، والتعامل بكثير من السلبيّة حال التخلي قهريا عن الفضائل المتّصلة بالكرامة البشرية؟ 
ينبغي الاعتراف بأنه ليس بوسع النسيان أن يتأسس من خارج حصول تعارض بينه وبين الذاكرة. فما دامت ذاكرة الجلادين (أي الماسكين بالشرعية السياسية بالمدلول التاريخي ) قادرة على تبرير تصرفاتهم المهينة لكرامة البشر بكل سهولة، فإن ذاكرة ضحاياهم ليس بمقدورها التعبير عن ذاتها وتأثيم ولوغ المنتصرين في اللجوء إلى العنف بوصفه الشكل الأوحد لوضع حد للمناكفة أو الصراع. لذلك يبدو من الصعب إزاء وضع كهذا تعبير الضحيّة عن شروخها دون تهيّبها من الاستهانة بعذاباتها أو الطعن في براءتها مما أُلصِق بها، والقبول الواعي بأن "عُريها" الرمزي قد شكل على الحقيقة تجربة حدود ضمن الوجود البشري.
تحيل شهادات الضحايا بهذا الشكل على ذاكرة أصحابها وعلى نثار من سياقات الواقع المدمّر الذي قدر لهم أن يعيشوه. كما تُنبئ عن جوانب من ذاكرة أولئك الذين لم يسعفهم الحظّ في الإدلاء بشهاداتهم حول ما قاسوه. فالإقدام على وضع كلمات على فضيع الإهانات التي سُلطت على المستهدفين يثبت شجاعة هؤلاء في الكشف عن وجوههم دون فقدان مائها، ويحوّلهم إلى أبطال يشكّل تسليط الضوء على ما تلمضوه من مرارات أحد المواضيع المعلِّمة لفكر الحداثة راهنا. في حين يحوّل الشعور بالهوان المتقاسم بين المخاطب وسامعه مواقعهما حال الإنصات لتفاصيل ما أُكرِه الضحايا على مقاساته من عذابات، مُعلنا بطريقته الخاصة عن بروز الفرد الاجتماعي المُنْشَّدِ إلى تصوّر جديد يأخذ بعين الاعتبار سياسيا وقانونيا وأخلاقيا حقيقة اتسام مختلف تصرفات بني البشر بالهشاشة، وسهولة انزلاق جميعهم في اقتراف المحظور أيضا./.  

شكلت هذه العروض افتتاحية العدد الأخير من مجلة "الفكر الجديد"

samedi 5 novembre 2016

معالجات تأثيلية لمعاني لغة الذكر الحكيم












         تسببت دراسة تأثيلية حول المدلول التاريخي للغة القرآن نشرت في حدود سنة 2000 تحت عنوان "قراءة سريانية أرمية للقرآن: مساهمة في فك شفرة لغة القرآن  Lecture syro-araméenne du Coran : une 
 contribution pour décoder la langue du Coran   نشرها الأماني كريستوف لوكسنبرغ  Christoph Luxenberg وهو الاسم المستعار لعالم لغات شرقية قديمة من ذوي أصول لبنانية رجحت عدة مؤشرات أنه يشغل خطة أستاذ باحث بإحدى الجامعات الألمانية، ألف دراسة في اللغة الألمانية أحدثت جدلا حاميا مرفوقا بضجة ولغط كبيرين .
فقد كشفت المقارنات التي أنجزها على أصول بعض الألفاظ الواردة ضمن آيات القرآن آصرتها مع اللغة السريانية الأرمية القديمة، موضحة عدة جوانب خفيّة عن حقيقة المدلول الأصلي لبعض المفردات الواردة ضمن آيات القرآن وسوره.
فقد زعم لوكسنبرغ أن خُمس أو ربع المفردات الواردة ضمن النص القرآني تتسم بالغموض أو بصعوبة التوضيح، لذلك فأن العودة بتلك الألفاظ إلى اللغات الشرقية القديمة مثل السريانية والأرمية بوسعه أن يحُد من ذلك الغموض. فقد شكّلت السريانية الأرمية اللغة الأكثر انتشار بالمجال الشمالي من بلاد العرب قبل القرن الثالث الميلادي. فالمسيح كان يتكلم اللغة الأرمية التي نعثر على ناطقيها حاضرا ضمن الأقليات المسيحية المستوطنة بعدد من القرى السورية مثلا. كما انتشرت على أيام النبي محمد نفس تلك اللغة بمجال جزيرة العرب وافدة من مدن بلاد الشام وقراها، وتم التوسّع في استعمالها تداولا وكتابة بين سكان تلك المناطق، في حين لم تشقّ عندها اللغة العربية المكتوبة طريقها إلى الانتشار وبقي استعمالها محصورا بين المتعلمين.
نعثر على نقائش تتضمن نصوص قصيرة مكتوبة باللغة العربية، إلا أن القرآن هو أول كتاب وضع في تلك اللغة. ولابد أن ندرك هنا أن حقيقة تواشج اللغات واختلاطها مسألة لا تخص هذه المنطقة من العالم وحدها، فالناطق باللغة الانجليزية حاضرا مدعوّ إلى العودة إلى ما قبل ألف سنة لتصوُّر المزارع الأنجليزي وهو يخاطب سيده النورمندي بلغة فرنسية امتزجت ضمنها ألفاظ أنجلو سكسونية لن يتوصّل أي منّا إلى فكّ شفرتها إلا حال ردها إلى اللغتين معا.
ومن جهة أخرى يعترف الضالعون في علوم القرآن من مسلمي القرن العاشر مثل أبي جرير الطبري أن النص القرآني قد تضمن ألفاظا غير عربية تحيل على اللغات العبرية واللاتينية واليونانية والفارسية والحبشية والسريانية. في حين يزعم كريستوف لوكسنبرغ أن لتلك الالفاظ دلالات لم يتم التفطن لها قبل صدور مؤلفه نظرا لتعقبه للدور الذي لعبه القاموس الاصطلاحي الأرامي في تمسيح مجال شبه الجزيرة العربية. وهو توجه سبقه إليه منذ سنة 1927 "ألفونس منغانا Alphonse Mingana " وذلك ضمن مقال صدر له في العدد 11 من دورية مكتبة جون ريلندس، حمل عنوان: "تأثير السريانية في أسلوب القرآن" Mingana (Alphonse) « Syriac influence on the style of Kur’an », dans 11 e Bulletin of the John Rylands Library 1927  وهو تقليد لغوي تأثيلي استشراقي ألماني يحيلنا على بحوث تيودور نولدكه Theodor Nöldeke  ضمن مؤلفه "تاريخ القرآن" الصادر سنة 1860 وعلى أبحاث أدولف فان هارناك Adolphe von Harnack ، تلك التي شدّدت جميعها على نسول معاني النص القرآني عن أصول لغوية يهودية مسيحية. 
ولكن كيف لعالم ألماني، حتى وإن تحدّر عن أصول عربية، أن يناقش ما يعتقد في صحته أكثر من مليار من ساكن العالم؟ وما الأسس والمناهج التي استند عليها في صياغة تأويله لتلك المعاني أو لتلك الدلالات؟
يعتبر لوكسنبرغ أن ما قام به لفك شفرة العديد من الألفاظ الغامضة الواردة ضمن النص القرآني هو البحث بداية عن الشروح النادرة أو الغريبة غير المقصودة من قبل العارفين بتلك اللغة ضمن المعاجم القديمة، ورصد ما لم يُعره اللغويون ما يكفي من الاهمية. غير أن عدم الخروج من ذلك بأي طائل هو الذي حثه على العودة إلى أصول الألفاظ لتأثيليها أو ردها لأصولها التاريخية، عبر مقارنة مدلولها في اللغات القديمة وعلى رأسها اللغة السريانية وهي الأكثر انتشارا مشرقا منذ القرن الثاني والثالث الميلاديين، مع عدم الذهول عن إمكانية حضور قراءة منفلتة أو مخطئة بمستطاعها قلب المعنى أو المدلول الأصلي للّفظ إثر الوقوع في خطأ في تنقيط النسخ القرآنية الأصلية. على أنه بالوسع افراض تسرّب حروفا سريانية وادراجها خطأ ضمن النص العربي.
وهكذا فقد تمكّن لوكسنبرغ وعبر التعويل على هذا المنهج من فك شفرة العديد من الألفاظ الغامضة ضمن لغة القرآن. فبعد أن وضعت مريم العذراء وليدها المسيح خاطبتها العناية الالهية في النص القرآني: "فنادها من تحتها أن لا تحزني قد جعل ربك تحتك سريّا" (سورة مريم الآية عدد 24)، إلا أن لوكسموبرغ يقترح أن يُقرأ مضمون نفس الآية أو دلاتها كالتالي: " فنادها من تحتها أن لا تحزني فقد جعل ربك تحتك [أي ما خرج من صلبك ابنا] شرعيا". وتتعدد الأمثلة محيلة على مواضع اختلافات مربكة مثل دعوة الله المنافقين في سورة عبس (الآيات 24 - 32 ): "فَلْيَنظُرِ الْإِنسَانُ إِلَى طَعَامِهِ. أَنَّا صَبَبْنَا الْمَاء صَبًّا. ثُمَّ شَقَقْنَا الْأَرْضَ شَقًّا. فَأَنبَتْنَا فِيهَا حَبًّا. وَعِنَبًا وَقَضْبًا. وَزَيْتُونًا وَنَخْلًا. وَحَدَائِقَ غُلْبًا. وَفَاكِهَةً وَأَبًّا. مَّتَاعًا لَّكُمْ وَلِأَنْعَامِكُمْ". أو الاشارة إلى تسيير الأرض حال حصول القيامة والنشر في سورة الكهف الآية 47: "ويوم نسيّر الجبال وترى الأرض بارزة وحشرناهم فلم نغادر منهم أحدا"، بينما يحيل المعنى في اللغة السريانية الأرمية القديمة إلى انشقاها أو انفتاحها. وهو مدلول متماسك أيضا يمكن أن يُحمل على التصديق.
ولكن ألا تؤدي مثل هذه الزحزحة اللفظية أو التحويرات إلى تغيير في مدول بعض معاني القرآن؟ يشدّد لوكسمبورغ على أن جميع تأويلاته لا تتصل بالمعاني الأساسية الواردة ضمن نص القرآن مثل الإيمان بوجود الله أو بحقيقة وجود حياة بعد الموت، ولكن الأمر متصل بجوانب سلوكية أو بعادات لها علاقة وثيقة بحياة المسلمين اليومية، على غرار ضرورة ارتداء الحجاب من عدمه في الآية القرآنية (سورة النور الآية 31) التي تحيل على ضرورة ضرب النساء بخمورهن على جيوبهن. حيث يبدو المدلول غامضا، لأننا عندما نشاهد حجاب النساء نتجه إلى إقرار التأويل السائد بخصوص ضرورة تغطية الرأس والصدر، لكن ما كشفت عنه أصول الألفاظ القرآنية بالعودة إلى اللغة الأرمية السريانية القديمة لا يعدو أن يحيل على دعوة النساء إلى ربط أوساطهن بأحزمتهن باعتبار التزنر ترميزا على استبقاء العفاف لاتصال ذلك بالرهبنة المسيحية التي تضفي على مظهر النساء مسحة من الحرمة والقداسة.
غير أن ما يثير حفيظة المسلمين بل ويشكّل مصدر إزعاج لهم هو تأويل لوكسمبورغ لمدلول الجنة. فقد عاينت مدينة اصفهان الفارسية في غضون القرن السابع عشر تشييد رياض ملكية حملت تسمية "باب الجنة"، مجسّمة تمثلات أهل الصحراء للماء والخضرة والحياة الوديعة بين الماء والخضرة ووجوه الحوريات الحسان تلك التي وعد بها الله الأخيار من عباده. وقد جاوز الشراح هذا المدلول من خلال ضبط عدد الحوريات الذي لا يقل عن 72 حورية تخصص لكل ذكر صالح من أهل الجنة استشهد دفاع عن الدين وذبّا عنه ضد المشركين. إلا أن ذلك لا يتفق مع الآيات السبعة الواردة في القرآن والتي تعد أولئك بالحياة الأبدية في جنان الخلد مع من يحبون "هم وأزواجهم في ظلال". ويعتقد لوكسمبورغ أن بالوسع تصورّ حلّ للمسألة من خلال ردها إلى انزياح لفظي غيّر في دلالة الآية القرآنية الواردة بالآية 54 من سورة الدخان: "كذلك وزوجناهم بحور عين"، مكتفيا بتغيير موضع التنقيط في لفظة زوجناهم كي تصبح "روحناهم" ويتحول المعنى عندها إلى الرواح والاستجمام في روضة كرومها محمّلة بعنب أبيض شفاف. لذلك فإن ما ينتظر أخيار المسلمين لا يتعدى الرواح بمنظر العنب الأبيض المتدلي من كروم الجنان.
كما أنه من اللافت العثور ضمن المجسمات المسيحية القبطية القديمة بخصوص أيقونات الملائكة وهي تستقبل أرواح الخيّرين الطاهرة، حضور عناقيد العنب بأحد أياديها بينما تضم الأخرى أجساد أولئك الموعودين بجنة النعيم. كما تحمل أواني قداس الكنائس الآرامية مجسمات العناقيد والأعناب وتتضمن وعود المسيح في العشاء الأخير مع حوارييه شرب جميع الخيرين من خمرة زكيّة تقرّبهم منه ومن الروح القدس.   
ويطعن العديد من قراء مؤلف لوكسنبرغ من المسلمين في صحة جميع تأويلاته بهذا الصدد، واسمين توجهاته بالسقوط في نوع من المركزية المسيحية christanocentrisme مع تأثّر واضح بسياق انتاج النص الانجيلي وكتابته، والحال أنه يتعين التميز بين النصين القرآني والإنجيلي وبين سياقات إنتاجهما خاصة. فقد استندت تأويلات لوكسمبورغ بوصفه مختص في نقد اللغات القديمة وتأثيل مدلولها على المخزون الرمزي للنصوص المقدسة المسيحية، وهو ما أثار حنق العديد من المطلعين على أبحاثه، فضلا عن عدم تبرئته من الخلط بين مواقع الأحرف وأشكال رسمها في اللسان العربي.
كما حاولت بعض الشخصيات المختصّة في الدراسات اللسانية والحضارية على غرار "آن ماري ديلكومبر Anne-Marie Delcambre التوسع في هذا التوجه الذي خطه لوكسنبرغ الذي ينكفئ في حياة سرية مغلقة بعد إصدار فتوتين تدعوان إلى قلته، مستندة في توضيح توجهاته على شرح السورة 97 من القرآن ونقصد سورة القدر: "إنا أنزلناه في ليلة القدر وما أدراك ما ليلة القدر ليلة القدر خير من ألف شهر تنزل الملائكة والروح فيها بإذن ربهم من كل أمر، سلام هي حتى مطلع الفجر"، تلك التي تحيل كما هو واضح على تحديد موعد نزول القرآن بحلول "ليلة القدر" أي في الليلة الفاصلة بين السادس والعشرين والسابع والعشرين من شهر رمضان. إلا أن عودة لوكسمبورغ إلى الشراح وفي مقدمتهم شرح الطبري "عن تأويل القرآن" الجزء الثلاثون ص 258 – 261 قد مكّنه من العثور على تأكيد على أن نزول القرآن من السماء قد حصل دفعة في تلك الليلة، الأمر الذي يتعارض مع امتداد سياق النزول على مدى عشرين سنة، حيث يظهر اللَبس في المدلول الدقيق لفعل أنزل في سورة القدر وحقيقة إنزاله التدريجي على مدى مرحلة نبوة محمد بين الأربعين والستين من عمره.
ويقترح لوكسمبورغ تأويلا يسعى إلى توضيح جلية الأمر حال اعتباره لغة القرآن خليطا أو مزيجا بين العربية التي نعرفها والسريانية القديمة، فضمن سورة القدر نفسها هناك كلمة ليس لها من مدلول ضمن سياق النص وهي كلمة "قدر". فهي كما تحيل لغة على ما قدر في الأزل تعني أيضا ميقات الشيء أو مدته أو  المسافة منه . فما الرابط عندها بين تحديد الله لأقدار الخلق وتنزيله للقرآن؟
يشدد لوكسنبرغ الذي يتوفر على معرفة بالسريانية والآرامية والعبرية والحبشية والفارسية والعربية، أن مدلول كلمة القدر في السريانية والأرمية القديمة يحيل على موعد ظهور نجم الميلاد. لأنه بالعودة إلى أنجيل متّى (2 – 2 ) تجابهنا الفقرة التالية المنقولة على لسان منجّمي الشرق Les mages d’Orient: "أين ملك اليهود في مهده فقد شاهدنا نجم ميلاده في الشرق لذلك أتينا للتبرك برؤيته". وهكذا فالظاهر وفقا لما تقدّم أن المقصود بالحديث هو المسيح وأن منجمي الشرق قد علموا بموعد وضعه فجاؤوا للتعرّف عليه، وهو ما يكسب سورة القدر مدلولا أوضح حيث يرصد لوكسنبرغ التقارب بين "ليلة" في اللغة العربية التي تقابلها لفظة "للية" في السريانية. ولفظة "صلاة" التي تقابلها "صلات دي للية" أي صلاة الليل، لذلك يتضح ابتعاد الشرّاح العرب عن المدلول الأصلي لما أحالوا على تساوي ليلة القدر مع ألف شهر، لأن المقصود وفق تأويل لوكسمبورغ دائما ليس كلمة "شهر" بل كلمة "سهر" أي قيام الليل. فربط لفظ ليلة السريانية بالسهر أو السهرة يحيل مقصده على أن قيام ليلة الميلاد أفضل من قيام ألف سهرة. وهو ما نعثر عليه ضمن حديث منقول عن عائشة زوجة النبي تشير فيه إلى أن ليلة القدر قد عاينت على أيامها إكثارا من القيام. حيث يوافق ختم التراويح تلك الليلة باعتبار أن الصلوات الشرعية في الإسلام لا تتضمن تكليفا صريحا بقيام اللّيل، وهو ما تعوّد العرب المسيحيون إقامته تزامنا مع أعياد الميلاد.
كما أن الآية الخامسة من سورة القدر التي تتضمن كلمة سلام تدفع من جانبها إلى العودة إلى نشيد الملائكة الذي أورده إنجيل لوقا في الفقرة 2 - 14 "المجد لله في السماوات والسلام على الأرض" الذي يردده جميع المحسوبين على الديانة المسيحية، مما يحيل على التقاليد السائدة في الكنيسة السريانية التي حدّدت موعد قداس الميلاد لا مع حلول منتصف الليل بل مع ظهور فجر اليوم الجديد، وهو ما قصده النص القرآني في ـ"سلام هي حتى مطلع الفجر"، وما أكده ابن منظور في لسانه أيضا لمّا أشار إلى ليلة التمام وهي أطول ليالي الشتاء المتزامنة مع موعد الميلاد الذي يحتفل بها النصارى ويقيمون فيها الصلوات، لذلك ينتهي لوكسنبرغ إلى الاعتقاد بأن الاحتفال بليلة القدر لدى المسلين لا يشكل غير تواصل وبطرقية مخصوصة مع التقليد المسيحي السرياني في الاحتفال بليلة ميلاد المسيح.
وهكذا يصبح لسورة القدر مدلولا مختلفا لأنه بالوسع يمكن إدراك فحواها على أنه تواصل طقسي لاحتفال الميلاد من خلال رده إلى ليلة السابع والعشرين من شهر الصيام: "إنا أنزلناه (أي الوليد المسيح) في ليلة الميلاد وما أدراك ما ليلة الميلاد وما الذي تعرفه عن ليلة الميلاد، ليلية الاحتفال بقداس فجرها خير من ألف سهر. تنزل الملائكة والروح فيها بإذن ربهم بأناشيد دينية مقدسة، سلام هي حتى مطلع الفجر.
وهكذا يدفع لوكسمبورغ إلى حضور تناص في المدلول بين معنى سورة ليلة القدر والعادات التي تتضمنها الممارسات الدينية المسيحية لدى المجموعات السريانية الأرمية الموجودة على أيام النبي محمد. وهو لا يكتفى بذلك فحسب، بل يلاحظ ضمن سورة المائدة ومدلولها موضع الطعام وضمن الآية عدد 114: "قَالَ عِيسَى ابْنُ مَرْيَمَ اللَّهُمَّ رَبَّنَا أَنزِلْ عَلَيْنَا مَائِدَةً مِّنَ السَّمَاءِ تَكُونُ لَنَا عِيدًا لِّأَوَّلِنَا وَآخِرِنَا وَآيَةً مِّنكَ وَارْزُقْنَا وَأَنتَ خَيْرُ الرَّازِقِينَ"، أن تلك اللفظة لا تعني أي شيء لو ذهلنا عن ربطها بالتراث المسيحي القديم في علاقته بعشاء المسيح الأخير مع الحواريين المعروف بـLa cène   فلفظة عيد العربية مشتقة من نفس الكلم الأرامي للدلالة على الاحتفال الديني أو القداس. ويكفي أن ندرك ذلك حتى يصبح المعنى كالتالي: "ربنا انزل علينا قداسا من السماء يكون لنا احتفالا دينيا لأولنا وآخرنا وآية منك وارزقنا وأنت خير الرازقين".
ما بنا حاجة إلى التصديق على مجمل التأويلات التي اقترحها مؤلف لوكسنبرغ، فالاحترازات تجاهها كثيرة ومطاعنها متعددة بل لا يسعها حصر. إلا أننا نصر مع ذلك على حق تلك التصورات في التموقع ضمن مشهد المعرفة التأثيلية اللغوية بعيدا عن ما أنتجه المفسرون قدامى ومحدثين. فاستعراض تلك التخريجات وصياغتها في اللغة العربية على فخاخه التي لا تحصى من شأنه أن يدعونا إلى التفكير جديا في إنتاج موسوعة أو قاموس تأثيلي للغة العربية طال انتظاره، مما أشرع الأبواب أما العارفين ومن سواهم كي يُقدموا على ابتسار نظرهم في نص المسلمين المؤسس على الجوانب المُؤصلة لإرثهم اليهودي والإنجيلي المقدس. وهو تصرّف سبق للفيلسوف مارلو- بونتي أن نعته بـ"الكونية الجاثمة من فوق un universalisme de surplomb" تلك التي آن أوان نقضها والتفرّغ المناضل بُغية تشييد كونية أفقية تقبل بتنوع الغيريات على قاعدة العيش بذكاء مع الاعتراف الصريح بالاختلاف الذي لا يفسد للودّ قضية.  


      

mercredi 19 octobre 2016

وحدهم الشعراء...











       في الوقت الذي يجتاح فيه جبروت المال مجال الفعل البشري، معتما عمّا سواه وتزداد حيرة بني البشر بخصوص ما يخبئه المستقبل، يتضاعف البحث عن مسالك لا تمر من بوابة ارتهان الحياة لدافع الاستهلاك دون سواه، سامحة بالعودة صراحة لإنتاج مفور المعنى.
نحن نبحث عن فسحة يملأها عَفِيُّ المدلول كي يتسنى الإصغاء برويّة وتركيز لما يُعرض على مسامعنا وتصطدم بها أنظارنا من مروّع الحدثان. الكل مُتشوّف إلى موثوق الدلالة رافضا تشويهها غلثا وتلفيقا ومغالاة، أو تأويلها تحت طائلة حرية تحليل كاذبة تُضمر وصاية فكرية أو شطط إيديولوجي. الكل يهاب ساحة حرب مفتوحة لا تعلن عن اسمها، حتى وإن تحوّل عن وعي أو من دونه إلى عود حطب لآتون بهتانها وطرفا ضمن حامي مواجهاتها.
سنوات من الحوادث المدوّية لا تزال تعصف بمغارب بلاد العرب ومشارقها، وما من دليل على أن مدها متوقّف عند حد، وأن إعصار الغضب لن يعُم مستقبلا مجالات أوسع من خريطة العالم، تستوي في ذلك بلدان الجنوب الفقيرة مع بلدان الشمال الغارقة في أزمة مالية واقتصادية تؤشر موثوق الدلائل على تفاقم أرزائها بالضعفاء. فبعد أن وقفنا مطولا عند شفى المنحدر، ها نحن نحث الخطى لنسقط في قاعه، وما من دليل على توقف انحدارنا عند حد طالما لم يستعد التاريخ حقوقا ذهب في مطلق ظن جميعنا أن جغرافيا العولمة قد انتزعتها  دون رجعة.
لا تتشابه الثورات حقيقية مع بعضها البعض، فلكل منها بيئتها وتاريخها الخاص وفاعلوها الذين صادفهم التوفيق عند مفصلة زمنية محدّدة في توفير التعاطف مع مشروعهم، غير أن الجميع يتفق حول مدلول ينفي تغييبه القصد من اندلاع تلك الهبات الفارقة، ونقصد الوثوب لسدة الحكم. فمهما تعددت المؤشرات الدالة على حضور التواصل بين ما حصل قبل ذلك الحدث وما جد بعده، فإن مضمون القطيعة كامن لا محالة في بلوغ كتلة اجتماعية جديدة تلك السدة.
انتقال السلطة أو التناوب عليها مربط فرس في خروج الغاضبين أو الثائرين ضد من شرّعوا لأنفسهم ضرب وصاية على مسار حياتهم أو الاستبداد بتصريف شأنهم. وحدهم الشعراء قد استوعبوا سر تحويل عنف لحظة المنازعة ووهج دماء البررة من ضحاياها ملحمة مهيبة أو مرثية مأثورة تستكشف المعنى المنبث في اللفظ لتكسبه عَفِيَّ العبارة الـمُوفية بالغرض الـمُنجّمة على الألسن كفلق الصبح يجلو غبش الظلمة. وذاك لو ندري عين ما قصده شعراء الرومنطيقية على شاكلة "فيكتور هيغو Victor Hugo 1802 - 1885 " و"أرتير رامبو Arthur Rimbaud (1854- 1891) حال تنصّل هذا الأخير من قول ذاته الواعية شعرا، وتعلّله بأن أناه في استلهامها للحكمة قد حوّلت الخشبة كمان، وأبلج النحاس لسماعها مزمارا. فهل يعقل أن نُحمّل مادة وضيعة ورز ما انسلخت إليه، والحال أن ليس لها في انقلابها خلقا جديدا اختيار؟ ذاك بالضبط حال قارض الشعر إزاء انقلاب الواقعة الرتيبة إلى نظم يُوحى في الخلد ويسترق سمع خلجات الروح، ثم لا يلبث أن يشد قوس المعني ليدفع برمية سهم يتحوّل حسن الظن بوقعها وفي غفلة ممن صوبّها إلى سنفونية معافاة تمزّق ترانيمها وحشة الصمت.
لنحاول الاستماع إلى موسيقى الشعر في هذه المقاطع من قصيدة "فكتور هيغو" "الشاعر في خضم الثورات Le poète dans les révolutions " أو قصيدة نثر أرتير رامبو "إضاءات   Illuminations"، علنّا نرصد وخارج حيز العقل القابض على ملكة الرد والقبول، ما الذي يحوّل الاستعارة الشعرية في ما آل إليه حال الخشب مع الكمان أو النحاس مع المزمار، إلى مرقاة تمنح ولو للحظات عابرة متعة التحرّر من أسر الذات الواعية، لتحلّق عاليا في فسيح زمن الدهشة الأولى المستعِيد لمفور غبطة لحظات الإشراق والتجلي.
" ليس بشاعر على وجه الأرض من لم يواس غربة "فولتير"
 مَهِيبٌ هو كلام هيغو عن الثورات فقد جال في الطبيعة مستعيرا لنصه الحِواريّ، بين مُتوثب لتغيير ما بنفسه وقانع باجترار سلفه، لحظات غضبها كما أوقات صفائها. فالريح تُذهب عن فسيح البراري حطبا يسقط من خُضر الأغصان. والعاصفة تعبث بأضخم الأشرعة وتودي بصواريها. تلبد السماء مُنذر بسوء الـمُنقلب، شجر البلوط يهوى من أعالي الجبال ومراكب السفر تحطّمها زمجرة الأمواج في عميق البحار.
أقدار تُفرَض على ضعاف النفوس ومصائر ينحتها توهج مزاج من أمعنوا الطرق مصرّين على الوصول إلى مراقي المجد. فإما أن ترضى لنفسك بمعرّة الرضوخ، أو أن يكابر عشقك الفناء فيندفع على شاكلة "أورفي Orphée" وسط سعير الغاضبين في شموخ. وليعلم كل من تهيّب من التضحية مُتنعّما بالراحة دون شرف الخلود، أن عظام النفوس لا تبغي غير المجد مثوى. فبسيط المرجان عند زمجرة البحار يخشى أن تزعزع عاتي الأمواج لطيف منامه والضجعة، بينما لا تُلفي أشبال النسور طريقها إلى النور إلا بعد أن يخترق الأعاصير من بينها كل محلّق جسور.
ليس في حـــــياة الحــــواضر من ثراء:
 طريف هو التعريف الوارد في"القاموس الكوني الكبير Le Grand Larousse Universel" لمدينة باريس: 
"في السطح هي مدينة باذخة تضِجّ بأصوات الفنون والمتع واللامبالاة، وفي العمق ساحة صراع أزلي بين من يناضلون من أجل الرُقيّ والحرية، تعضُدهم حرارة التعاطف الذي يبديه نحوهم جميع من يعنيه انتصار تصريف أمور المجتمع بشكل يحترم إنسانية البشر."
يبدو قصيد "متروبولتان Métropolitain" في مجموعة "اضاءات" لأرتير رامبو، وفيّا بالغرض كلما تعلق الأمر بالوقوف عمّا يجعل "المدينة" مرآة تنعكس على سطحها جميع مظاهر الحداثة المتلازمة مع ثورة صناعية لم يقف تغوّلها عند حدّ. فقد عرّف هذا القصيد النثري في خمس فقرات متشابهة شكلا تنتهي باسم لاحق للتعريف يختزل مضمونه ما سبق، عارضا حكاية برقيّة تروي مشهدا يتحرك بنسق سريع، يَرُمُ الاسم منه فوصى المعنى في تعبير الشاعر والدلالة. ينقلب فعل الكتابة عند رامبو على جميع القواعد الأدبية فتأبى عناصر الفقرة أن تنتظم وفقا ترتيب منطقي يمنح معنى محددا لفعل ما أو لمشهد دقيق، وتبدو الكلمات عندها وكأن لا علاقة تربط بينها في الأصل. فالكلمة الواحدة مشهد مستقل بذاته، والقصيد خليط من مشاهد تُجاوز الحصر. واعجاز ذلك بقاء دلالات القصيد في متناول فكر من يُقبل على مواءمة منهج القراءة ونسقها مع تكثيف النسج عند مُنشئ العبارة.
في قصيد "المدينة الحاضرة Métropolitain" تتحوّل القراءة إلى تفحّص في العمق لكل مفردة وعملُ تخيّلٍ خلاق يجعل من الانكباب على تجميع عناصر الدلالة مغامرة فاتنة ومقاربة جمالية تُسعف في فك طلاسم الرموز الواحد تلو الآخر. فيها يكتشّف قارئ ما وراء السطور أن عبارة "شوارع بلور الكرستال des boulevards de cristal" في قصيد النثر عند رامبو، توصيف مُحجَّى لأنهج مدينة اصطفت على أرصفتها متاجر تعرض واجهاتها نفيس البضائع، وتعكس عبارة "بحور الأوسيان mers d’Ossian" تعبيرا مفارقا يدل عمّا يحيط بالجزر البريطانية من مياه. كلمة الختم في لفظ "مدينة" ليست سوى تلخيصا بارعا للفقرة التي تنتهي الدلالة عند ذكرها، فتسمية "المدينة الحاضرة Métropolitain" توصيف للمشهد الناشئ عن أسلوب عيش سكان المدن وتصرّفات أهل الحواضر ونسق حياتهم الجنوني في آن.
يُنشئ المقطع الأول من القصيد تقديما للمدينة على خلفية اللقاء الأول، نصف للدهشة وبقية للتوجّس الحذر. ثاني مقاطع القصيد، تشبيه بليغ للمدينة بساحة للنزال تحسُن مفارقتها توقّيا من شرور مخاطرها. يسرد ثالث المقاطع فيما بدا للعارفين من شراّحه جولة نزقة في ليالي السمر بضواحي لندن الباذخة، مستودع الإقبال على متـرع اللذات الممزوج بقلق التهويمات ومُفزع الكوابيس. يُجيد المقطع الرابع توصيف قصور الميسورين ودورهم الآخذ بريقها بالألباب، لكأن لمعان جدرانها يحركّ ما غاض من حسد المعدومين وغيرة المطحونين. في حين يعوّل خامس المقاطع وآخرها على الاستعارة، راسما بريشة الفن الواهم لقاء بين عاشقين، وهو الـذي يرمِّز لمدلول الصراع الأبدي بين بني البشر في الحقيقة، صراع الفرد مع شواغل أيامه واضطراره كلما رام البقاء لتحمّل شدة المنازلة وقهر ما يخبئه القدر.
مربط الفرس في قصيدة نثر "أرتير رامبو" العيش في المدينة. مدينة مكتظّة مترامية الأطراف وحاضرة مغرية فاتنة تعكس الحياة في حياضها كثرة الشواغل اليومية والنسق الجنوني لتطوّر مجتمع الرفاه المصنَّع والـمُصطنَع. وتنقسم فيها الجموع أقوام متصارعة تُعرّي بُنية أحيائها وأشكال معمارها فوارق صارخة تُنبئ بانعدام التكافؤ، كاشفة عن ضراوة الصراع بين من أبلاهم العوز وتقطّعت بهم السبل ومن وَلَغُوا في استعبادهم وكدّسوا الثروات على حسابهم. ذاك واقع الأحياء اللندنية أيام جالت فيها أقدام رامبو الشاعر في العشريات الأخيرة من القرن التاسع عشر، وهو واقعها السريالي الـمُـجلّل بالفوارق الاجتماعية الصارخة التي تعكس أحداث العنف من حين إلى آخر حلقة جديدة من تجلياتها. 
وحدهم كبار الشعراء يقدرون على تخصيب العبارة من نظرة لكي تُثْمِرَ معنى وفيّا بمدلول القطيعة، عامدين إلى عرض مضمونه على الحافلين بقولهم في لبوس نخبوّية لا تتأبَّى عن استلهامٍ مَبْذُولٍ للجميع.    

mercredi 12 octobre 2016

بألوان الطيف تُروى المسارات لا بالأبيض والأسود










      من "روحية" الرُبْعِ بوطن سليانة التونسية وإليها في عود على بدء، اختارت نفس الطاهر المنصوري المطمئنة أن تخلد لراحتها السرمدية بعد عنت مع تصاريف الحياة مشوب بحيرة جازعة وفضول خلاق وتطواف لم يشأ أن يستقر طوال أربع عشريات من الزمن. تأبى أسبارنا أن نعرض إلى غير مآثر من عاجلهم حمامهم ممن عرفناهم أو جايلناهم، وحده الأبيض هو ما يليق بطُهر مثاويهم وتعظيم مناقبهم واستعراض حسناتهم، مع أن ما يجمع مساراتهم بعالم الشهادة والناس يأبى هو أيضا أن ينفضّ من حوله الأهل والأصحاب حتى وإن شيّدنا لذكراهم أضخم النُصب وأبهاها. ولأن فقيدنا كان "إنسا من خيار الجنس"، فإنه قد تورّط مثلنا تماما في خلط طيب بخبيث، شأن بني البشر حال استعار حبّ الحياة في نفوسهم واستيلاء عشقها على شغاف قلوبهم النابضة.
قليلا ما كان يحبّذ سليل سفوح الظهرية ووليد باديتها اصطناع الامتثال للإكراه حتى وإن أوحت تصرفاته بغير ذلك. لم تكن ترضيه أنصاف الحلول وأدنها إلى تصاريف بني البشر من أمثاله، إذ لا تراه إلا واقفا لشد الأزر ومدّ يد المعونة والمساعفة رفعا للضرّ أو الحيف، أو كافرا في عنت وصلف من تصرّفات من اعتقد بحق أو من دونه أنهم لا يرون رأيه لاعنين كِبْرَه، طاعنين في نخوته وإبائه.
عرفت محمد الطاهر المنصوري أواسط التسعينات بعد أن صدر لي عن دار سراس مؤلفان حاولا فتح ملفات قليلة الورود زمانها، تشبه توجهاتها والمناهج المعتمدة في تحليلها منازع الجيل الذي أنتمي إليه، في حين استقام هو بعد عارفا في اختصاصه وعالما بالمرحلة التي اختار الاشتغال عليها، تلك التي بدت من خلالها بصمات المؤرخ الفرنسي المتخصّص في تاريخ علاقة المسلمين بالمسيحيين طوال الفترة الوسيطة "ألان دوسولي Alain Ducellier" واضحة المعالم جليّة القسمات.
إلا أن رغبته في تخطي ما تم انجازه قد بدأت تتسرب إلى برد يقينه وخاصة لمّا قرّبت السُبل والصدف أيضا بينه وبين زملاء أوائل التسعينات من المهتمين بالآثار والنقديات مثل ناجي جلول وفوزي محفوظ وعبد الحميد فنينة وأحمد السعداوي، حتى وإن لم يمثل جميع هؤلاء رفقاء دربه المهنيين على الحقيقة، أولئك الذي تقفز من بينهم أسماء ومسيرات أُخر لمحمد حسن ومحمد ياسين الصيد وراضي دغفوس الذين سبقت تجاربهم البحثية وانتساب أغلبهم إلى الجامعة التونسية مرحلة التحاق المنصوري بها. فقد تقاطعت بعض شواغلهم وأبحاثهم المنشورة ونتائج كتابتهم مع اهتماماته وتوافقت نماذج أدائهم المنهجية بحثا محكّما وتراكما معرفيّا مع تلك التي ألِفها حتى ذلك التاريخ.
والحق أن كثيرا من الضيق وانعدام الثقة قد علّم علاقة المنصوري بأغلب زملائه أو رفقاء درب مهنته بالجامعة، حيث لم يكن من السهل أو حتى من الممكن أحيانا اتساق التواصل بينهم وبينه على قاعدة التعايش والاحترام بين الجميع، وهذا على علاّته الكُثر سلوك معهود لدى جميع المحسوبين على نفس الصناعة عاينته ولن تزل أكبر المؤسسات الجامعية عراقة في إنتاج المعرفة ونقلها. ولأنه "أراد من زمنه أن يبلّغه ما ليس يبلغه من نفسه الزمن"، وتهيأ له في مناسبات عدة أنه "ينام مِلأ جفونه عن شوارد" التاريخ ونوادره، فقد اتّضح للكثير من زملائه وأصدقائه بما في ذلك الخلّص منهم، أنه قد استعدى الجميع بجريرة ظاهرة ومن دونها، بل وحمّلهم أحيانا وعن إسراف وكِبر ذنب الكدر الذي لحق بمزاجه. والحق أيضا أن حساسيته المفرطة وشخصيته المتقلّبة هما ما جعلاه يضيق بزمانه ولا يرى لنفسه موضعا بين أضرابه يناسب إيمانه القاطع بتميّزه بل وتفوّقه على جميعهم. 
فقد اتّصل تكوين محمد الطاهر المنصوري بالتاريخ الوسيط وبتاريخ العلاقات بين المسلمين والبيزنطيين تحديدا، وتموضع تخصّصه المعرفي بين مجالين متصارعتين امتلأت كتب الحوليات والأخبار بتفاصيل المشاحنات والمواجهات التي دارت بينهما. ويحتاج البحث في هكذا تخصّص إلى تبحّر موسوعيّ ومعرفة باللغات قديمها وحديثها وامتلاك لمناهج دقيقة وتوفّر على أهلية واضحة في قراءة ركام من المصادر القديمة الملغزة المضامين. على أن تفرغ المنصوري وانكفائه الرهباني أحيانا لخالص الكدّ والجهد لم يحل بينه وبين الرغبة في الانفتاح والاستزادة من خلال التعرّف على العديد من المدارس التاريخية وعدم التهيّب من تجريب نماذج بحثية متحدرة عن تخصّصات إنسانية واجتماعية بعيدة عن الشواغل السياقية المباشرة للمؤرخ . 
فمن "حوار الثقافات والحضارات" إلى التمرّس على مناهج الثقافة المادية والتاريخ الاقتصادي والاجتماعي فالديمغرافيا التاريخية والاستكشاف الأثري وفهم عالم التمثلات والجماليات الذهنيات، لم ينقطع فقيدنا عن التوسّل بأحدث المناهج قاصدا تطوير استمارته وتطويع تساؤلاته كي تتلاءم مع مقتضيات مكافحة الروايات المستجلبة وتعقّب اتجاه المعقولية في الاشتغال عليها.  الشيء الذي سمح له بعد طويل كفاح ومثابرة من دخول مرحلة جديدة فتح خلالها ملفات بِكر غير مبذولة داخل الجامعات ومراكز البحوث العربية وتعارض سياق تناولها مع "مواضعات" الفعل الاجتماعي وأسباره ضمن المجال الثقافي العربي الإسلامي. 
وليس من دليل أبلغ على انخراطه ضمن تلك التوجهات المجدّدة المُثرية لتساؤلات المنتسبين إلى المعارف الإنسانية، أولئك الذين خاض العديد من المحسوبين على جيله داخل الجامعة التونسية أو من التحقوا بها في بداية التسعينات البعض من تجاربها التي علّمت بَعْدُ مشهد المعرفة التاريخية والاجتماعية والحضارية تونسيا مع حلول الألفية الثالثة، من تصدّره لترجمة مؤلف "التاريخ الجديد La Nouvelle histoire"  الذي أشرف على تنسيق مساهمته الفارقة المؤرخ الفرنسيّ الذائع الصيت جاك لوغوف Jacques le Goff ، وهي مهمّة شاقة عويصة تضمنت الكثير من المحاذير الاصطلاحية، تجهّز المُترجم لتجاوز فخاخها وحلّ المشاكل المترتبة عليها بدراية واسعة وحسّ عال نعثر على البعض من لمساته ضمن التصدير الذي وضعه لتلك الترجمة وخاصة حال اشارته إلى خصوبة الحراك المعرفي الذي أفضت إليه نتائج أبحاث العديد من زملائه التونسيين أولئك الذين توقّف عند اسمائهم في العديد من هوامش تقديمه. 
كما ساهم استكماله لترجمة كتاب فرنسوى دوس François Dosse "التاريخ المفتّت" الذي اختزل مسار الانتقال المنهجي من أزمة مدرسة الحوليات الفرنسية إلى بروز مناهج التاريخ الجديد، في وقوفه على طبيعة النقلة التي فتحت مهنة المؤرخ على عوالم التفكيك والتأويل وعدم اكتفاء المحسوبين عليها حال محاولة استجلاء المامضى على العقلانية والحتمية التاريخية وحدهما.  
والظن بعد هذا، أن اهتمام الباحث بتاريخ الثقافة المادية غربا وشرقا هو الذي أمضى تحفّزه ووسّع اطلاعه على نماذج البحث في تاريخ الذهنيات والأفكار، دافعا إياه إلى فتح العديد من الملفات التي لا يمكن أن لا تذكّرنا بالتوجهات الفارقة التي قادت أبحاث وجوه المعرفة الانسانية العالمة فرنسيا على شاكلة فوكو، وبورديو، وريكور، ودي صرتو، ولوغوف، وشارتي وسير، Foucault, Bourdieu, Ricœur, De Certeau, Le Goff, Chartier, Serres.  . 
فقد برز جليّا وضمن المحاور المقتصدة لمؤلفه "استعمالات اللباس ورمزياته في الحضارة العربية الإسلامية" مثلا، تأثره الكبير بتلك المناهج لدى تعرّضه إلى دور القيافة والملبس في رسم الفوارق الاجتماعية والجنسية والملّية والأثنية، وتأكيد تمايز الهويات أو تباينها في استعمالات اللّباس ورمزياته.
كان المنصوري واعيا بجسامة ما حاول الحفر فيه شديد الإصرار على وضع عمل يطمح إلى إعادة صياغة علاقة المتخصّصين التونسيين في الفترة الوسيطة بمناهج الكتابة التاريخية من خلال تحسّس وظيفة اللباس كميسم وهوية. فقد عالج مسألة لباس الفقر والتصوّف متوقّفا عند وظائف ودلالات "الحجاب" و"النقاب" و"الخمار" و"البرقع"، منـزّلا إياها ضمن سياقها التاريخيّ المخصوص، مُستجليا اللَبْس المقصود المكتنِف لاستعمالاتها حاضرا، متوقفا عند مدلول لباس أهل الذمّة في ارتداء الغيار وشدّ الزنانير من قبل جميع من طالتهم ماضيا حماية خلفاء المسلمين وسلاطينهم.
كما تصدق نفس الملاحظات على مختلف الفقرات التي خصّصت للتعرض لإشكالية الحجاب داخل المجال الإسلامي وللأبعاد الراهنة التي أخذتها مسألة ارتدائه، الأمر الذي ساهم بلا جدال في تنسيب حالة تركيز الإعلام الغربي راهنا وبطرق لا تخلو من توجس مهووس ومرضيّة مزرية وخلط مبتذل على التزمت الملازم للإسلام وللمسلمين، وهي قضية حارقة غالبا ما تم التعامل معها بحسيّة مفرطة زادت في تعميق الهوّة بين المسلمين وبين التصوّرات الواقعية المتّزنة. على أن يتّسم تعرض تلك الدراسة لمدلول رموز الألبسة المفروضة على الذمام من أهل الكتاب بتجديد بيّن، حيث تم التشديد على أن التمييز يندرج ضمن تفريق ملّيّ مفروض على غير المسلمين من أهل الكتاب منذ ميثاق عمر بن الخطاب، لذلك عوّض الاشتباه بالملبس الاشتباه بالسحنة أو الوجه، ممثِلا في بلاد الإسلام كما في بلاد النصارى علامة بارزة لهوية السطح. أما بخصوص علاقة اللون بالمنـزلة الاجتماعية والانتماء العقديّ ودورهما كرامز marqueur اجتماعي وملّيّ، فقد تم ردّ الألوان إلى ما حملته في المخيال الجمعي من إيحاءات إيجابية مرغوبة أو سلبية منبوذة وذلك بمجرد تحوّل الألوان منذ العباسيين إلى ميسم اجتماعي وعرقيّ وملّيّ.
وبالجملة فقد أبلى الفقيد بلاء المجدّدين في الكثير من أبحاثه، وتمكّن باقتدار من ترتيب أفكاره واضعا إياها في متناول ذائقة أبسط القراء بل وأقلّهم اطلاعا ومعرفة بخبايا التاريخ وزواياه، وتلك خصلة من أعظم خصال الكتابة قراءة وتدبّرا ماضيا وحاضرا، واضعا بذلك حجر الأساس لتفحّص جملة من الإشكاليات من نافذة التاريخ الجديد، مضيفا لمختلف الملفات المعقّدة والشائكة التي فتحها لبنات جديدة استهوت بَعْدُ طلبته الكثر، أولئك الذين اختار العديد منهم السير على هدي خطاه، متسلّحين بسخاء بذله وشغفه اللامحدود بالحياة وإقباله على استلهام حكم أهل بادية السباسب التونسيين، أولئك الذين أخفق بلاء الزمان في إطفاء بريق عيونهم، بينما مثّلت ابتساماتهم العريضة قِناعة للاستهزاء من بؤس الزمان وأهله، لذلك أراني وبالرغم عن فراق من غادر صحبتنا دون استئذان في غاية المسرّة الجذلى حال ردّ هذا الطالع الجميل في لفظه العميق في مدلوله بعد أن سمعته منه أول مرة منذ أكثر من عشريتين إليه على سبيل التحيّة الصادقة إلى أجمل ما في روحه وابهاه:
تْمَنِيتْ عُمْرِي شَي ما طُلْتَاشِي     ./.    المُوتْ فَمّا الكُبُرْ ما فَمَاشِي.   

صدر ضمن العدد الأخير من مجلة الفكر الجديد